J'arrête ma fiction ;
Tokio Hotel ne prend plus aucune place chez moi, je les ai oublié.
Merci pour ceux qui ont lu et à la prochaine :)

platiniumbrunnet.skyrock.com [blog perso]

# Online seit Mittwoch, 12. November, 2008 um 09:23

«Ma défense,C'est l'attaque»Chapitre 1

«Ma défense,C'est l'attaque»Chapitre 1
J'avais bien trop chaud pour dormir, une courte nuit d'été. Plein mois d'août. Je descendais les marches sans bruits, je n'avais que mes sous-vêtements sur moi. Il fallait que j'aille dehors, me rafraîchir ; je m'avançais vers mon banc, face à ma maison.

C'était un peu mon endroit, ce banc. Je m'allongeais de tout mon long, sur le banc glacé en fer vert foncé. La chair de poule s'empara de tout mon corps, exactement ce que j'attendais. Sa faisait un bien fou. Je me relevais.

Mes cheveux longs cachaient une partie de ma poitrine et de mon dos, je laissais ceux de devant pendre devant un de mes yeux puis je penchais la tête en arrière.

-On se balade en sous-vêtements maintenant ?
-J'ai trop chaud, Tom.

Tom c'était mon voisin, assez débile parfois, mais sympa. On ne se connaissait pas trop, je venais d'emménager. Je tournais la tête pour le regarder, et je remarquais qu'il était lui aussi en sous-vêtements. J'éclatais de rire, lui aussi.

-Tu me fais une place, j'ai chaud, moi aussi.

Il s'asseyait sur mon banc, les jambes écartées, bien ancrées dans le sol et la tête en arrière. Il expira. Tom était très bien foutu, tout ce qu'il fallait là ou il fallait. Il avait attaché ses dreads en queue de cheval. Je pouvais avoir tout le luxe d'admirer son visage, au clair de lune.

Je tournais la tête vers ma maison, le menton relevé. Tom me regardait à son tour, mais plus rapidement. Il n'avait rien derrière la tête, j'en étais sure. Il ne m'a fallu que du premier regard pour cerner Tom, il paraissait dur et macho, en apparence mais je savais que le fond était bien plus intéressant, mystérieux.

J'ai toujours pensé que Tom était un arbre sans feuilles avec des branches cassées. Métaphore voulant dire, j'ai vécu quelque chose dans ma vie qui ma fait changer de caractère.
Tom se tourna brusquement vers moi.

-Tu sais que les personnes mal lunées qui veulent du mal aux jeunes filles ça court les rues par ici ?
-Tu parles pour toi, ou pour les autres ? Je le défiais du regard.
-Peut importe. Même regard.

Je tournais la tête brutalement et je me mettais debout en face de Tom, le regard menaçant et provocateur. Je le laissais regarder chaque parcelle de mon corps. J'étais bien foutue, moi aussi. Tom n'en regarda aucune, juste mes yeux, il se leva aussi. Il me dépassait de cinq centimètres, nos corps étaient très proches.

-Il se peut que se soit toi, la mal lunée.
-Pas complètement faux, tu sais te défendre ?
-Ma défense c'est l'attaque.

Il prit ma hanche violemment, et colla son corps au mien.

-Et toi, tu saurais te défendre ?
-Tu veux que je te montre ? Tu risques d'avoir mal.

Il me lâcha lentement, mais sûrement. Je me retournais, et traversais la route pour rentrer chez moi. Tom attendait que je passe la porte, pour rentrer chez lui à son tour. Je remontais dans ma chambre. Cette nuit, j'avais bien dormi.




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ANNUAIRES


# Online seit Freitag, 08. August, 2008 um 11:53

Geändert am Donnerstag, 28. August, 2008 um 07:46

«Dessine moi,un arbreChapitre 2

«Dessine moi,un arbre.»Chapitre 2
Je me réveillais tard, à midi. La nuit fût bonne, sans rêves. Je descendais les marches, encore un fois, mes parents n'étaient plus là, j'avais la maison pour moi seule. Je n'avais pas faim du tout, j'avais l'intention de ne rien faire. Quelques minutes passèrent, puis je me décidais de faire quelque chose. J'allais me laver, m'habiller, et passer voir Tom chez lui. J'allumais la sono, Lady Gaga-Just Dance, a fond. J'adore cette chanson, je bouge comme une folle dessus.

J'entrais dans la douche. J'en ressortais quelques minutes plus tard, toujours dans le rythme. J'enfilais un mini short jean clair, mes converses basses blanches et un t-shirt blanc moulant. Je laissais mes cheveux détachés, sécher au soleil. Je marchais vers la maison de Tom, frappais à la porte.

-Salut Mathilde, tu t'ennuies déjà et il faut aller voir le nouveau copain Tom.
-Salut Tom.

Je rentrais pour la deuxième fois dans sa magnifique maison. Il m'invita à boire quelque chose, j'avais envie d'un coca, il me le lança, je l'attrapais avec fluidité. Il sortit un autre coca du frigo et l'entama.

On se regardait, sans se parler. C'était notre petit rituel, il me semble. Pourquoi parler si on a rien à se dire ? Tom était dans le même habit qu'hier soir, un caleçon, seulement. On resta comme ça longtemps, 15 minutes je pense. Avant que Tom finisse par parler.

-Pourquoi t'es venue ?
-Si je te dérange je m'en vais, Tom.
-Tu ne me dérange pas, prend pas la mouche direct. Simple curiosité.
-J'avais tout simplement envie.

Il me regarda en approuvant, du genre gêné et à la fois sans aucune idée de se que l'on pourrait faire. J'avais le visage assez neutre, tranquille, mais sans expressions.

-Parle moi de toi, dis-je.
-Tu veux parler de quoi exactement ?
-De ton début.

Il commença à parler de lui, je suivais chaque changement d'humeur, à chaque fois qu'il parlait des choses qui lui ont marquées.

-Tom ?
-Oui ?
-Dessine moi, un arbre.

Il était surpris par ma demande, très, même. Je lui faisais comprendre que je ne rigolais pas, il s'exécuta. Il commença son dessin, avec une agilité et une facilité à manier son crayon. C'était surprenant.

Une fois fini, il me tendit la feuille blanche, j'aperçus alors, cet arbre, sans feuilles, avec des branches cassées. Je reposais lentement le dessin, très surprise. Tom me regardait, d'un air interrogatif.

-Qu'est ce qu'il se passe ?
-Je pensais exactement ça de toi.



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J'aime connaître l'avis. Si vous avez des fictions à me faire lire, allez y :)

# Online seit Freitag, 08. August, 2008 um 12:08

Geändert am Donnerstag, 28. August, 2008 um 07:47

«Et bah Mathilde, je te fais de l'effet ou quoi ?»Chapitre 3

«Et bah Mathilde, je te fais de l'effet ou quoi ?»Chapitre 3
-De moi ?
-Je savais dès que je t'ai vu, que tu n'étais pas ce que tu laissais paraître.

Il me regarda d'un air désarmé, d'une façon qui me faisait penser au sentiment lorsqu'on découvre son secret le plus profond. Un secret qu'on ne voulait jamais faire ressortir du fin fond de soi même. Il fixait alors le sol.

-Tu as mal, Tom.
-J'ai mal, oui. Et j'aurais toujours mal jusqu'à la fin de mes jours. Depuis mes 6 ans.
-Tes 6 ans ?
-Mes parents, les personnes à qui je tiens le plus après mon frère, se sont séparés. Pour laisser place à...

Il se stoppa net. Je m'approchais de Tom, découvrant un secret bien plus enfouit en lui, une déchirure. Une plaie ouverte à jamais.

-à...
-Ne t'arrête pas Tom.
-à mon beau père. Il a abusé de ma mère, sous mes yeux, violemment. Elle hurlait, pleurait...

La haine montait en lui, je le laissais parler, s'exprimer, sans bouger.

-Il m'a détruit complètement et personne ne l'a jamais su, aujourd'hui, il est mort. Maintenant, tout le monde m'associe à un coureur de jupon, mais c'est faux. Il m'a enlevé tout amour possible. Je ne suis plus capable d'aimer. Et personne ne le sait, personne de mon entourage amical. A part toi. Et je raconte mon pire secret à une quasi inconnue, pourtant je sais que je peux te faire confiance. Je ne pourrais jamais oublier ce regard et ce sourire, sur ses lèvres, à tuer ma mère chaque jour un peu plus. Hier, tout à resurgit. En te voyant là, seule, dénudée. N'importe qui pouvait faire de toi ce qu'il voulait.

Je le serrais tellement fort dans mes bras, qu'il arrêta de parler immédiatement pour enrouler ses bras autour de mon corps. J'avais mal, pour lui. Je ressentais le mal que ça pouvait procurer. Il se laissait tomber contre moi, j'étais la personne qui le soutenait, dans le sens physique de terme. Il était si faible, à cet instant. Je prenais d'une main sa tête et je le regardais intensément. Je glissais la partie gauche de mon visage contre la sienne, lentement.

-Je suis...désolée.

On restait comme ça quelques minutes, le temps de voir si Tom se calmait. Je desserrais l'étreinte lentement et j'embrassais sa joue, puis son front. Je ne savais plus quoi penser. C'était de ma faute.

-Ce n'est pas de ta faute.

Je me relevais et je l'aidais à se relever. Je l'ai pris par la main fermement, et je l'ai emmené dans sa chambre s'habiller, puis dehors. Marcher. Prendre l'air. Je n'avais aucune envie de le laisser seul, et j'aimais plus que tout sa compagnie. Nous sommes rentrés chez lui, Bill nous attendais.

-Bonjour Mathilde, Tom t'était où ?
-Avec Mathilde, on parlait.
-Vous parliez ?
-De Maman.

J'étais gênée, rouge comme une tomate, la tête baissée. Je pensais voir dans le regard de Bill une forme de haine, un secret que Tom avait partagé avec moi, sans demander l'avis du deuxième concerné.

-Je suis désolée. Dis-je d'une toute petite voix.

Bill ne répondait plus, il regardait Tom bizarrement.

-On peut lui faire confiance.
-Alors d'accord.

J'étais soulagée, mais je savais que la connaissance commençait assez mal et je ne savais pas comment remédier au problème. Bill s'avançait vers moi et m'embrassait la joue, à mon plus grand étonnement. J'avais les yeux ronds comme des billes, les deux jumeaux rigolèrent.

-Et bah Mathilde, je te fais de l'effet ou quoi ?
-Je pensais que tu me faisais la gueule, alors je suis surprise, normal !
-Si Tom te la dit, il avait une raison. Donc je n'ai aucune raison de t'en vouloir.
-Merci.
-Mais de rien. Au fait, pourquoi vous vous tenez la main depuis tout à l'heure ?



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# Online seit Freitag, 08. August, 2008 um 19:44

Geändert am Donnerstag, 28. August, 2008 um 07:48

«Et je voulais continuer ma vie,Loin de Paris.»Chapitre 4

«Et je voulais continuer ma vie,Loin de Paris.»Chapitre 4
Je lâchais sa main. Il me l'a repris doucement.

-Parce que Mathilde m'a soutenu.

Encore une fois rouge comme une tomate, je commençais à m'habituer. Sa main était chaude, douce. Sa peau laiteuse s'assortissait avec la mienne. Bill souriait. Il s'allongea sur le canapé, et allumait la télé. Tom avança aussi, toujours ma main dans la sienne. Il me montra un fauteuil du doigt, et m'invita à m'asseoir. Il s'asseyait sur celui dans face. Bill appuyait sur la télécommande en s'agaçant.

-Y'a vraiment rien d'intéressant cette heure ci !

Il me donna la télécommande, et j'éteignais la télé. Bill et Tom se levèrent, proposant de faire un petit saut dans la piscine.

-Je vais chercher mon maillot, et j'arrive.
-On t'attend.

J'entrais en courant chez moi, montais quatre à quatre les marches de l'escalier et me jetais sur mon tiroir. J'enlevais mes vêtements très rapidement pour enfiler mon maillot blanc deux pièces. Je redescendais les marches, et je finissais par marcher pour reprendre mon souffle. Je passais par le jardin, et je voyais alors Tom et Bill qui s'apprêtaient à sauter dans la piscine.

-Je suis là !

Ils me regardaient avec des yeux ronds.

-Bah quoi ?
-T'es très jolie...,me dit le dreadeux
-dans ce maillot..., répondit son jumeau
-le blanc...
-te va à ravir.

J'explosais de rire, c'était vraiment très comique. Je les remerciais, toujours en rigolant, et je m'assis au bord de la piscine. Le bas de mes jambes était entièrement dans l'eau, mon regard ce posa sur ma cicatrice...

Flash Back-

-LÂCHE MOI
-Tu es à moi Mathilde, rien qu'à moi, tu es à ma merci, tu ne m'échapperas jamais. Quoi que tu dises, quoi que tu fasses.

J'étais collée contre le mur, et il poussait son corps trop fort contre le mien. Mon pire cauchemar, mon pire ennemi. Il me touchait, il me répugnait, je frappais dans son entre jambe le plus fort que je pouvais, il s'écroula à terre.

-C'est la pire chose que tu pouvais faire. Dit il sur un ton si menaçant.

Il attrapa une bouteille et l'explosa contre une table. Je sursautais, et tremblais de peur.

-LAISSE MOI TRANQUILLE... laisse moi tranquille...

Ma voix ne faisait que diminuer au fur et à mesure qu'il s'avançait, son arme fabriquée à la main ; il empoigna ma hanche droite et m'entailla le bas ventre gauche, je hurlais à présent. La douleur était immense, des bouts de verres étaient encore dans ma plaie ouverte. Je m'écroulais au sol et pleurais toutes les larmes de mon corps. Il riait.

-LÂCHEZ LA OU J'APPELLE LA POLICE !

Sa voisine et son mari étaient rentrés dans l'appartement, ils avaient entendu mes cris, mal grès la musique extrêmement forte. Nick recula, son sourire se figea. La voisine appela la police, ils arrivèrent la minute qui suivait. On m'emmena à l'hôpital, j'avais perdu connaissance, suite à ma blessure.

Lorsque je m'étais réveillée, deux jours plus tard, Nick était en prison, et je voulais continuer ma vie, loin de Paris.

Fin du Flash Back-


Je caressais doucement ma cicatrice en forme de lune, elle prenait une tournure blanche. Elle tirait, tout à coup. Je ne savais absolument pas ce que Nick était devenu, et ça ne me posait aucun problème, bien au contraire. Bill et Tom jouaient dans la piscine, il fallait que je les rejoigne. Je rentrais mon corps frêle dans l'eau tiède. Les jumeaux s'avancèrent vers moi, en souriant.

J'avais envie de profiter de l'instant présent, sans me torturer l'esprit de quelconque manière. Je leur souriais à mon tour.

Ellipse.

J'avais peur, une peur incontrôlable, immense. Une peur mortelle. J'étais dans la forêt, seule. Mon corps ne me répondait plus, mes cordes vocales encore moins. Je ne savais ni quand, ni comment, j'étais arrivée ici ni l'endroit où je me trouvais finalement. Il faisait tellement noir, un noir impénétrable. Une once de lumière n'aurait jamais pu percer cette couche épaisse. Un chemin tracé était devant moi et mes pieds ne touchaient plus le sol ; Deux ombres, plus claires que le noir m'apparurent. Deux ombres identiques au plus haut point, illuminèrent mon chemin. Elles avaient réussi à percer ce noir que je pensais impénétrable, la lumière m'apparût, enfin.

# Online seit Mittwoch, 20. August, 2008 um 15:33

Geändert am Donnerstag, 28. August, 2008 um 07:51