Je lâchais sa main. Il me l'a repris doucement.
-Parce que Mathilde m'a soutenu.
Encore une fois rouge comme une tomate, je commençais à m'habituer. Sa main était chaude, douce. Sa peau laiteuse s'assortissait avec la mienne. Bill souriait. Il s'allongea sur le canapé, et allumait la télé. Tom avança aussi, toujours ma main dans la sienne. Il me montra un fauteuil du doigt, et m'invita à m'asseoir. Il s'asseyait sur celui dans face. Bill appuyait sur la télécommande en s'agaçant.
-Y'a vraiment rien d'intéressant cette heure ci !
Il me donna la télécommande, et j'éteignais la télé. Bill et Tom se levèrent, proposant de faire un petit saut dans la piscine.
-Je vais chercher mon maillot, et j'arrive.
-On t'attend.
J'entrais en courant chez moi, montais quatre à quatre les marches de l'escalier et me jetais sur mon tiroir. J'enlevais mes vêtements très rapidement pour enfiler mon maillot blanc deux pièces. Je redescendais les marches, et je finissais par marcher pour reprendre mon souffle. Je passais par le jardin, et je voyais alors Tom et Bill qui s'apprêtaient à sauter dans la piscine.
-Je suis là !
Ils me regardaient avec des yeux ronds.
-Bah quoi ?
-T'es très jolie...,me dit le dreadeux
-dans ce maillot..., répondit son jumeau
-le blanc...
-te va à ravir.
J'explosais de rire, c'était vraiment très comique. Je les remerciais, toujours en rigolant, et je m'assis au bord de la piscine. Le bas de mes jambes était entièrement dans l'eau, mon regard ce posa sur ma cicatrice...
Flash Back-
-LÂCHE MOI
-Tu es à moi Mathilde, rien qu'à moi, tu es à ma merci, tu ne m'échapperas jamais. Quoi que tu dises, quoi que tu fasses.
J'étais collée contre le mur, et il poussait son corps trop fort contre le mien. Mon pire cauchemar, mon pire ennemi. Il me touchait, il me répugnait, je frappais dans son entre jambe le plus fort que je pouvais, il s'écroula à terre.
-C'est la pire chose que tu pouvais faire. Dit il sur un ton si menaçant.
Il attrapa une bouteille et l'explosa contre une table. Je sursautais, et tremblais de peur.
-LAISSE MOI TRANQUILLE... laisse moi tranquille...
Ma voix ne faisait que diminuer au fur et à mesure qu'il s'avançait, son arme fabriquée à la main ; il empoigna ma hanche droite et m'entailla le bas ventre gauche, je hurlais à présent. La douleur était immense, des bouts de verres étaient encore dans ma plaie ouverte. Je m'écroulais au sol et pleurais toutes les larmes de mon corps. Il riait.
-LÂCHEZ LA OU J'APPELLE LA POLICE !
Sa voisine et son mari étaient rentrés dans l'appartement, ils avaient entendu mes cris, mal grès la musique extrêmement forte. Nick recula, son sourire se figea. La voisine appela la police, ils arrivèrent la minute qui suivait. On m'emmena à l'hôpital, j'avais perdu connaissance, suite à ma blessure.
Lorsque je m'étais réveillée, deux jours plus tard, Nick était en prison, et je voulais continuer ma vie, loin de Paris.
Fin du Flash Back-
Je caressais doucement ma cicatrice en forme de lune, elle prenait une tournure blanche. Elle tirait, tout à coup. Je ne savais absolument pas ce que Nick était devenu, et ça ne me posait aucun problème, bien au contraire. Bill et Tom jouaient dans la piscine, il fallait que je les rejoigne. Je rentrais mon corps frêle dans l'eau tiède. Les jumeaux s'avancèrent vers moi, en souriant.
J'avais envie de profiter de l'instant présent, sans me torturer l'esprit de quelconque manière. Je leur souriais à mon tour.
Ellipse.
J'avais peur, une peur incontrôlable, immense. Une peur mortelle. J'étais dans la forêt, seule. Mon corps ne me répondait plus, mes cordes vocales encore moins. Je ne savais ni quand, ni comment, j'étais arrivée ici ni l'endroit où je me trouvais finalement. Il faisait tellement noir, un noir impénétrable. Une once de lumière n'aurait jamais pu percer cette couche épaisse. Un chemin tracé était devant moi et mes pieds ne touchaient plus le sol ; Deux ombres, plus claires que le noir m'apparurent. Deux ombres identiques au plus haut point, illuminèrent mon chemin. Elles avaient réussi à percer ce noir que je pensais impénétrable, la lumière m'apparût, enfin.